vendredi 17 février 2017

Empreintes de femmes - Quatrième auteur

Gravure sur zinc - A. Chenu

Prisonnier

Dans l’ombre
Dans l’humidité
Dans la solitude
Allongé ou debout
Nu ou peu habillé
Il attend en silence
Un bruit de clé
Un bruit de porte
Une présence
Un contact
Une parole
Seul le silence
La durée du temps
Répond
A ses attentes

Micheline Hecquard

mercredi 15 février 2017

Empreintes de femmes - Duo féminin pour un livre

Gravure sur zinc - A. Chenu


MAGMA NOIR

Les noirs et les blancs s’enchâssent
Les gris entrepassent
Grimaces, crevasses
L’encre s’exprime
 Imprime nos rétines
D’un charivari sublime

M-S Vaugien

lundi 13 février 2017

Empreintes de femmes - Livre d'artiste - 3ème



LA GOURMANDE

Un frêle esquif
Aux voiles-goéland
Vogue chétif
Par gros temps
Les vagues roulent
Claquent, écument
Quelle houle !
Mais le voilier, léger comme une plume
Sur le couchant, téméraire,  s’enroule

M-S Vaugien

samedi 11 février 2017

Empreintes de femmes - Marie-Stéphane Vaugien

Femme/fille - eau forte A. Chenu

Calligramme persan
Ou  jeunes filles qui dansent ?
Lettres-océan
Ou  ronde d’enfance ?
De sylphides  femmes fleurs
En plain et délié
S’arabesquent de bonheur
Sur papier mâché

M-S Vaugien


lundi 30 janvier 2017

Empreintes de Femmes - Projet de livres d'artistes

Ligne 1

J’ai perdu ta trace
À l’horizon du ciel,
Là où les lignes se rejoignent et se perdent dans l’infini,
Dissimulant le paysage dans un voile de brume.
J’ai eu beau scruter le lointain à m’en faire mal aux yeux,
Il ne restait de toi que tes pas vides…


Marie-Laure Bigand

Monotype - A. Chenu

samedi 28 janvier 2017

Empreintes de Femmes - Projet de livres d'artistes

Linogravure - A. Chenu

J’ai cueilli la fleur des songes
Sur ton oreiller
J’ai gardé les moutons
Que tu comptais
Ainsi que tes lèvres que tu m’as laissées
Pour aller te refaire une beauté
De l’autre côté du miroir.

Jean Gennarro

jeudi 26 janvier 2017

Empreintes de Femmes - Projet de livres d'artistes

Souvenir enfoui

Elle se souvient des nuages,
De leur blancheur épaisse au-dessus de la maison de son enfance.
Une image rassurante qui surgit devant elle les jours de doute, de fatigue, de tumulte intérieur…
Enfant elle aimait, en compagnie de sa sœur, s’allonger dans l’herbe, le regard rivé au ciel.
Toutes deux inventaient des histoires de nuages dont la fin s’effilochait au fil du vent…
De la maison, du jardin, elle ne garde qu’un souvenir flou,
Comme si les nuages, dans leur course, avaient tout emporté…

Marie-Laure Bigand

collagraphie - A. Chenu